MON COEUR EN IRLANDE ATTACHE...

26 juin 2017

LIMERICK

Limerick (en irlandais Luimneach) est la troisième ville en population de l'Irlande (après Dublin et Cork) et la principale de la façade ouest, avec une population de plus de 50.000 habitants. Elle est située sur une île et le long du fleuve Shannon, dans le comté auquel elle donne son nom.

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Château du roi Jean

Elle propose des musées et des galeries d'art comme le musée de Hunt, la collection d'autoportraits de l'université et le musée de la ville de Limerick. Elle est réputée pour être une ville sportive, grâce à de nombreux équipements à la disposition de chacun, quel que soit son sport favori. L'université de Limerick est l'une des principales du pays.
 
À l'origine, « Luimneach » désigne la région située le long des rives de l’estuaire du Shannon, que l'on appelait alors « Loch Luimnigh ». « Inis Sibhtonn » fut la première installation sur ce site, datant de la période pré-vikings, et qui est mentionnée dans les Annals for King's Island. Cette île était également appelée « Inis an Ghaill Duibh ».

La fondation de la ville elle-même remonte à l'établissement des Vikings en 812. Entre 850 et 978 année de la prise de la ville par Brian Boru, Limerick est le centre d'un petit royaume viking. Les Normands ont profondément restructuré la ville au XIIe siècle et y ont ajouté la plupart des monuments importants comme le château du Roi Jean et la cathédrale Sainte-Marie.

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O'Connell Street

Durant les guerres civiles du XVIIe siècle, l'Irlande ayant pris position pour le roi d'Angleterre en espérant des compensations, la cité de Limerick joue un rôle pivot et est assiégée par Oliver Cromwell en 1651, puis deux fois par Guillaume III d'Angleterre dans les années 1690.

Limerick s’est enrichie au XVIIIe siècle grâce au commerce, mais l'Acte d'Union (1800), ainsi que la grande famine causent son déclin et la dégradation de son économie. La tendance ne s'est inversée que depuis les années 1990, durant la période dite de « l'économie du Tigre celtique ».

Limerick a bénéficié du chemin de fer en 1848 où elle est reliée à la ligne Dublin-Cork, puis à Waterford en 1853. L'ouverture de lignes secondaires dans les années 1850 et 60 lui a conféré une position centrale dans les communications régionales. 

Limerick est au cœur de la région appelée « Midwest » (Ouest) ; elle est aussi désignée comme la « région de Shannon », qui représente surtout un concept économique et social. Cette région est une des plus importantes d'Irlande après Dublin et Cork, et dont le succès économique s’appuie sur l'université de Limerick, sur l'aéroport de Shannon et sur Shannon Devlopment, une agence de développement économique.

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Cathédrale Sainte Marie

Étant le plus grand port sur le fleuve Shannon, l'activité économique de Limerick était traditionnellement basée sur l'agriculture. La ville était le plus grand producteur de viande d'Irlande et contenait de nombreuses industries minotières. Avec le changement de physionomie de la ville, plusieurs entreprises multinationales sont désormais installées à Limerick. Dell a implanté sa principale usine d'Europe à Raheen Business Park ; c'est un des plus grands employeurs du Midwest ; l'usine d'assemblage de Dell a cependant été fermée en 2009 après l'ouverture d'une nouvelle usine en Pologne. Analog Devices a également son usine européenne à Raheen, à 3 km du centre ville ; ce site emploie plus de 1000 personnes. Vistakon, filiale de Johnson & Johnson, a établi à Castleroy une des plus grandes usines de verres de contact du monde, dans le National Technology Park.

Limerick est une des principales destinations touristiques du pays ; elle se trouve à une demi-heure de l'aéroport de Shannon par la route. L'industrie touristique s'y est développée au cours des années 2000. Limerick est la première ville à procurer aux visiteurs des « ambassadeurs de rues », qui sont des personnes chargées de leur rendre plus agréable le séjour dans la ville. Elle propose de nombreux lieux d'intérêt touristique, comme le château de roi Jean (1212), la cathédrale Sainte-Marie (1168), la Pierre du Traité (Treaty Stone) sur laquelle est réputée avoir été signé le traité de Limerick (1691), le musée Hunt, et de nombreux circuits. L’université de Limerick mérite aussi une visite, en tant que centre culturel de la région. Dans les alentours, on peut visiter le château de Bunratty, le village d'Adare et le « Foynes Flying Boat Museum ». 

Le centre ville se divise entre les quartiers traditionnels de la « ville anglaise » à la pointe sud de King's Island, où se trouve le château, la « ville irlandaise » qui est composée des rues les plus anciennes de la rive sud, et le centre économique actuel appelé « Newtown Pery ». Cette partie a été construite à la fin du XVIIIe siècle avant l'Acte d’Union ; son plan quadrillé est inhabituel pour une ville irlandaise et unique dans Limerick. Le centre de Limerick change rapidement avec la construction de hauts buildings modernes depuis le début des années 2000.

Les quartiers périphériques, où demeure maintenant la majeure partie de la population, se sont étendus à partir du centre le long des axes principaux desservant Ennis, Dublin et Cork. Les habitations de banlieue sont en majorité des maisons semi-détachées à un étage, destinées à une seule famille. Elles ont été construites depuis les années 1960 sur de vastes lotissements, à l'initiative de projets gouvernementaux et de promoteurs privés. Certains quartiers, bâtis avant les années 1930, présentent encore des maisons de style édouardien, le long des principales artères conduisant de la banlieue vers le centre.

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Le style géorgien était évident pour les quartiers réalisés vers 1800. Un certain nombre de ces constructions a été remplacé par des immeubles modernes, mais la majeure partie de Newtown Pery est représentative de cette architecture.

L'université de Limerick (UL), à 5 km à l'est du centre à Castleroy, est fréquentée par 17.000 étudiants. Elle est réputée pour ses études d'ingénieur, les sciences économiques, sur la technologie de l'information, la science des matériaux, la science du sport, les humanités, les sciences sociales et la musique. L'Irish World Music Centre est spécialisé dans la musique traditionnelle, l'Irish Chamber Orchestra s'est établi à L'UL depuis 1995.

L'Institut de Technologie de Limerick (LIT), à 3 km au nord-ouest, enseigne le commerce, l'ingénierie, les technologies de l'information, les humanités et les sciences de l’éducation. On y prodigue également des cours d'art et de design. Le LIT regroupe 6500 étudiants.
Des universités réputées, comme Mary Immaculate College pour les arts, Thomond College of Education, pour la formation des enseignants, sont maintenant intégrés à l'Université de Limerick.

Le rugby à XV est le sport le plus populaire de la ville qui est souvent désignée comme la « patrie du rugby » en Irlande. Il est pratiqué à tous les niveaux, depuis l'école jusqu'à des ligues de seniors. Depuis la création de la All Ireland League en 1991, à laquelle participent les deux Irlande, cette compétition a été dominée par Limerick qui l'a remportée onze fois en seize ans.

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Les sports nationaux irlandais (hurling, football gaélique) sont, bien entendu, largement pratiqués dans Limerick et sa banlieue. La ville compte une équipe de football (Limerick FC) ainsi qu'une équipe de football américain (UL Vikings AFC).
 
Le problème de la criminalité à Limerick a fait une bien mauvaise publicité à la ville ; les medias l'ont surnommée Stab City (la ville du poignard), du fait de la fréquence des agressions au couteau. D'après les statistiques des forces de police, la criminalité de Limerick ne serait toutefois pas plus importante que dans d'autres grandes villes d'Irlande. On note cependant une augmentation de la violence depuis septembre 2006.


D'après Wikipédia

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25 juin 2017

NEOLITHIQUE : 4500 à 2500 AVANT JC

Le Néolithique voit l’introduction de l’agriculture et de la poterie en Irlande, ainsi que l’utilisation d’outils en pierre plus élaborés. On a longtemps pensé que ces innovations étaient dues à l’arrivée d’une nouvelle vague de colonisateurs, mais il n’existe aucune preuve évidente d’une invasion à grande échelle. Il semble plutôt que la révolution néolithique provienne d’une longue et lente évolution résultant du commerce et des échanges culturels avec des communautés agricoles de Grande-Bretagne ou du continent.

La génétique montre que vers -4000 de nouveaux groupes humains se sont établis dans l'île et ont remplacé les populations existantes. Cette « grande vague de modification de génomes » correspond à des individus provenant de la steppe pontique (au Nord de la Mer noire). Ainsi, alors que les plus anciens fermiers du Néolithique avaient des cheveux noirs, les yeux bruns et ressemblaient davantage à des Européens du Sud, les nouvelles variantes génétiques qui circulent introduisent le type de chromosome Y le plus commun dans l'Irlande actuelle, les yeux bleus et une vulnérabilité à la maladie génétique hémochromatose.  

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Cairn à Carrowmore

L’agriculture débute autour du Ve millénaire av. J.-C.. Des moutons, des chèvres, des bovins et des céréales sont importés du sud-ouest de l'Europe continentale. La population de l’île augmente de manière significative. Aux Céide Fields dans le Comté de Mayo, un vaste système de champs du Néolithique, sans doute un des plus vieux au monde, a été retrouvé, préservé sous une épaisse couche de tourbe. Ce système consiste en un ensemble de petits champs séparés les uns des autres par des murets en pierres sèches. Les "Céide Fields" ont été exploités pendant de nombreux siècles entre 3500 et 3000 av. J.-C. Les principales cultures étaient le blé et l’orge.

La poterie fait son apparition à peu près à la même période que l’agriculture. De la vaisselle similaire à celle retrouvée dans le Nord de l’Angleterre a été mise au jour en Ulster (Lyle's Hill) et à Limerick. Les pièces typiques de cette poterie sont des bols à large embouchure et à fond rond.

Mais la caractéristique la plus marquante du Néolithique en Irlande est la soudaine apparition de monuments mégalithiques et leur spectaculaire prolifération. Les plus importantes de ces tombes sont clairement des lieux religieux et cérémoniels importants pour la population néolithique. Dans la plupart des tombes qui ont été fouillées, ont été retrouvés des restes humains, généralement incinérés, mais pas systématiquement. Des offrandes funéraires, poterie, pointes de flèches, perles, pendentifs, haches, etc, ont aussi été exhumées. Ces tombes mégalithiques, plus de 1200 sont maintenant recensées, se répartissent en quatre groupes distincts :

Cairn – Ils sont caractérisés par la présence d’une courte allée couverte. On les trouve presque exclusivement dans le Nord de l’île et font partie des plus anciens monuments.

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Tumulus de Newgrange

Tumulus – Ils constituent le plus petit groupe pour ce qui est du nombre, mais sont les plus impressionnants par leur taille et leur importance. Ils sont localisés principalement dans le Nord et l’Est de l’île, les plus grands et les plus connus ayant été découverts dans les quatre grands "cimetières" néolithiques de Brú na Bóinne, de Loughcrew (tous deux dans le Comté de Meath), de Carrowkeel et de Carrowmore dans le Comté de Sligo. Le plus connu de tous est le tumulus de Newgrange, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. C’est un des monuments alignés sur les astres les plus anciens du monde. Il a été construit autour de 3200 ans av. J.-C. Au solstice de décembre, les premiers rayons du soleil pénètrent par un orifice pratiqué au-dessus de l'entrée de la tombe, et illuminent la chambre mortuaire qui se trouve au centre du tumulus. À proximité, le tumulus de Knowth contient la plus vieille carte de la lune gravée dans la pierre.

Dolmens – La plupart d’entre eux est regroupée en deux ensembles, un dans le sud-est de l’île (les dolmens de Knockeen et de Gaulstown dans le Comté de Waterford en sont des exemples exceptionnels), l’autre dans le Nord de l’île.

Dolmens en coin (wedge-shaped gallery grave) – Il s’agit d'une forme irlandaise de dolmens, nommée en référence à la forme de la chambre mortuaire qui se termine en coin (marquée par un rétrécissement de l’ouest vers l’est de la largeur et de la hauteur). C’est le plus grand et le plus répandu des quatre groupes. Ces tombes sont particulièrement présentes dans l’Ouest et le sud-ouest de l’Irlande. Le Comté de Clare en est très riche. C’est l’ensemble le plus récent des quatre types de tombes, il date de la fin du Néolithique.

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Entrée du tumulus de Newgrange

La théorie selon laquelle ces quatre groupes de monuments seraient associés à quatre vagues différentes de colonisation a toujours ses partisans, mais aucune trace archéologique ne permet de la confirmer. Il ne pourrait s'agir que d'expressions locales d'une pratique mondiale. La croissance de la population nécessaire à leur construction peut ne pas avoir été causée par l’arrivée de nouveaux migrants. Elle n'a peut-être été que la simple conséquence de l'introduction de l'agriculture.

À l’apogée du Néolithique, la population de l’Irlande excède probablement les 100.000 individus, jusqu’à peut-être atteindre la barre des 200.000. Mais autour de 2500 ans av. J.-C., il semble qu'il y ait eu une crise économique, qui provoque un déclin de la population.  

D'après Wikipédia

 

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24 juin 2017

GEOGRAPHIE DE L'ILE

La morphologie de l'île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines, particulièrement dans le Donegal et le Wicklow. Mais les sommets les plus hauts se trouvent au sud-ouest avec les Macgillycuddy's Reeks qui comprend le point culminant du pays, le Carrauntuohil avec ses 1038 mètres.

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Les paysages sont faits de tourbières, de lacs et de rivières. L'Irlande possède d'ailleurs dans la totalité de son cours, le plus long fleuve des îles Britanniques (appelées ici îles Anglo-Celtes) : le Shannon, qui parcourt 386 km du nord au sud-ouest avant de se jeter dans l'océan Atlantique. Deux autres cours d'eau sont également particulièrement importants : la Barrow et la Blackwater.

Au sud-ouest, les falaises de Moher surplombent l'océan Atlantique. Non loin de là, les îles d'Aran font face à la baie de Galway. À l'est du pays, au nord de Dublin, le rivage est assez plat. Mais tout autour de l'île s'étendent de nombreuses plages de sable fin.
 
Le climat est de type tempéré océanique. Les étés sont généralement doux, la température ne dépassant que très rarement les 25 °C. Les hivers sont frais et pluvieux. Les températures minimales ne descendent qu'exceptionnellement en dessous de 0 °C. Le Centre et l'Est de l'île connaissent des températures un peu plus basses en hiver que l'Ouest du pays, qui bénéficie énormément de l'effet du Gulf Stream. À Dublin, les mois les plus frais sont janvier et février des moyennes de 3° pour les minimales et de 8° pour les maximales ; en été, les températures moyennes oscillent entre 12° pour les minimales et 19° pour les maximales. Les précipitations sont assez importantes. Elles tombent rarement sous forme de neige.

Les écarts de température dans une même journée sont faibles : il n'est pas rare que la température soit constante du matin au soir, ce qui contraste avec les brusques changements de temps durant les saisons intermédiaires (printemps et automne), au cours desquelles la rapidité d'évolution du temps est étonnante avec des épisodes de « giboulées » très fréquents.

D'après Wikipédia

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23 juin 2017

L'RLANDE TOURNE UNE PAGE AVEC LE RETOUR EN BOURSE D'AIB

La deuxième banque d'Irlande a été nationalisée en 2010. L'Etat est encore loin de récupérer sa mise.

Ce vendredi marquera un moment historique en Irlande, un pays qui se relève enfin de la crise financière qui l'a si durement frappé il y a dix ans. Allied Irish Banks (AIB), le deuxième établissement bancaire de la petite république, fait son retour en Bourse.

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L'Etat avait dû nationaliser la banque en 2010 pour éviter la faillite de l' ensemble du système bancaire secoué par l'explosion de la bulle immobilière et la contraction du crédit. Dublin a injecté au total 64 milliards d'euros dans les banques irlandaises, dont 21 milliards pour AIB dont il a pris 99,9 % du capital. D' autres établissements ont été aidés tandis que d'autres encore ont été rachetés par des banques étrangères. Après avoir sauvé ses banques, l'Etat irlandais avait lui-même dû solliciter un plan d' aide de l'Union européenne et du FMI.

Le gouvernement compte placer 25 % des actions d'AIB en Bourse à Londres et à Dublin. Il récoltera jusqu'à 3,8 milliards d'euros, selon le prix d'introduction définitif qui doit être dévoilé ce vendredi. Il s'agit de l'une des plus grosses mises sur le marché du secteur bancaire depuis la crise de 2008 et aussi de l'une des plus importantes entrées en Bourse à Londres, tous secteurs confondus, depuis des années.

AIB serait valorisé plus de 13 milliards d'euros. Dublin est donc encore loin de récupérer sa mise, même si la banque a déjà remboursé près de 7 milliards à son actionnaire public sous forme de dividendes et autres versements. Le ministre des Finances, Michael Noonan, a expliqué que l'Etat se donnait jusqu'à « dix ans » pour sortir complètement du capital.

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Siège Dublin

Allied Irish Banks a de quoi séduire les investisseurs . Il a renoué avec les bénéfices depuis trois ans, verse à nouveau des dividendes, et les revenus sont stabilisés. La restructuration a été sévère. Quelque 3600 postes ont été supprimés en quatre ans, 30 % des agences ont été fermées et plus de la moitié du management a quitté le groupe. Un nouveau patron, Bernard Byrne, est à la tête du groupe depuis deux ans. AIB a fortement réduit le poids des créances douteuses dans son bilan. Elles représentaient encore plus du tiers du total fin 2013, contre 14 % aujourd'hui, ce qui reste plus élevé que dans la plupart des pays d'Europe occidentale, relève Standard & Poor's.

Un pari sur la croissance irlandaise

Le défi pour AIB et l'ensemble des banques irlandaises, et il est de taille, c'est de renouer avec la croissance. Le volume total du crédit n'a cessé de diminuer depuis dix ans. Cette année, il devrait tout juste se stabiliser, prévoit S&P, avant d'augmenter de seulement 1 % en 2018.

Pour progresser, AIB peut compter sur une concurrence moins forte, plusieurs banques ayant sombré dans la tempête. Les Big Four qui dominaient le marché avant la crise ne sont plus que deux (AIB et Bank of Ireland), et plusieurs petits établissements mutualistes ont disparu.

Les investisseurs séduits par AIB parient avant tout sur le redressement spectaculaire de l' économie irlandaise. Le PIB a augmenté de plus de 5 % l'an dernier et le taux de chômage est repassé sous la barre des 7 %. Point crucial pour AIB, numéro un des prêts hypothécaires en Irlande, les prix de l'immobilier sont repartis à la hausse. Ils ont augmenté de 50 % par rapport au creux atteint en 2013. Ils restent toutefois encore inférieurs de près d'un tiers par rapport au sommet atteint en 2007 à la veille de la crise.

Source : lesechos.fr

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22 juin 2017

CHATEAU DE ROSS

Le château de Ross est un château de la fin du XVe siècle situé au bord du lac Lough Leane, dans le Parc National de Killarney, comté de Kerry.

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Le château est un bastion typique du Moyen Âge irlandais. Le donjon, équipé d'échauguettes carrées diamétralement opposées, est protégé d'un mur défendu par des tours d'angle rondes.

Il est le fief ancestral du clan O'Donoghue mais change de mains à l'issue de la révolte de Desmond dans les années 1580. La légende raconte qu'O’Donoghue tomba de la fenêtre de la grand chambre située au sommet du château et disparut dans les eaux du lac avec son cheval, sa table et sa bibliothèque. On dit qu'il vit maintenant dans un grand palais au fond du lac d'où il surveille de près tout ce qu'il peut voir.

 

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21 juin 2017

SINEAD O'CONNOR

Sinéad-Marie-Bernadette O'Connor, née le 8 décembre 1966 à Dublin, est une chanteuse et compositrice irlandaise. Sa reprise de la chanson Nothing Compares 2 U composée par Prince fut son plus grand succès en single.

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Elle est la troisième d'une fratrie de cinq enfants : Joseph (devenu un romancier célèbre), Eimear, John et Eoin. Le père de Sinéad, Jack O'Connor, est un avocat qui abandonne son métier pour devenir ingénieur, et sa mère, Marie O'Connor, est femme au foyer. Ils divorcent lorsque Sinéad fête ses huit ans. Les enfants les plus âgés vont vivre chez leur mère, et sont, selon les dires de la chanteuse, maltraités. Elle explique les traumatismes provoqués par celle-ci : « Elle me retirait mes vêtements et s'en prenait violemment à mon sexe, le torturant, lui crachant dessus. Ma mère a complètement bousillé mon rapport à la sexualité ». La chanson Fire on Babylon retrace cette période.

En 1979, Sinéad O'Connor quitte sa mère et part vivre avec son père et sa nouvelle épouse. Ses vols et son absentéisme scolaire obligent son père à la placer dans un couvent de la Madeleine, dirigé par les Sœurs du Bon-Pasteur. Elle y apprend l'écriture et la musique. Elle en dira plus tard : « Je n'ai jamais vécu — et ne vivrai sans doute jamais — dans un tel état de panique, de terreur et de souffrance ». En 1983, son père l'envoie à l'école de Newtown, un internat moins strict. Avec l'aide et l'encouragement de son professeur de langue irlandaise, Joseph Falvy, elle enregistre une maquette de quatre chansons, avec deux reprises et deux de ses propres chansons qui apparaîtront sur son premier album.

En 1984, grâce à une petite annonce, elle rencontre Columb Farrelly. Ensemble, ils recrutent d'autres membres et forment un groupe appelé Ton Ton Macoute (du nom d'une milice haïtienne). Elle suit alors le groupe à Waterford, puis à Dublin et abandonne sa scolarité.

Le 10 février 1985, sa mère meurt dans un accident de voiture. Sinéad O'Connor est terrassée en dépit des rapports tendus qu'elle entretient avec elle. Quelque temps plus tard, elle quitte le groupe et part à Londres.

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En 1990, elle a une courte aventure avec Anthony Kiedis, chanteur et fondateur des Red Hot Chili Peppers, qu'elle quitte subitement ; il lui dédie la chanson I Could Have Lied de l'album Blood Sugar Sex Magik. En 1991, elle se marie une première fois, avec son producteur, John Reynolds, avec qui elle a un fils, Jake. En 2001, elle épouse le journaliste Nicholas Sommerlad, dont elle divorce un an plus tard. Elle aura successivement une fille, Roisin, puis un fils, Shane, avec le producteur Dónal Lunny, et un dernier fils, Yeshua Francis Neil, en 2006 avec son ancien associé, Frank Bonadio. Malgré ses mariages avec des hommes, elle se déclare lesbienne. Elle réside en périphérie de Dublin.

Elle aurait tenté de mettre fin à ses jours le 29 novembre 2015, après avoir laissé un message éphémère sur sa page Facebook dans lequel elle affirmait avoir pris une « surdose », sans plus de précision. Sinead O’Connor souffre de ne plus avoir de relations ni avec sa famille ni avec ses enfants.

Elle est portée disparue le 15 mai 2016, pour être retrouvée le lendemain dans un hôtel de l'Illinois (USA), avant une nouvelle disparition et une menace de suicide le 24 juin suivant. 

Carrière

Elle signe son premier contrat musical avec la maison de disques Ensign Records. Elle enregistre sa première chanson Heroine, coécrite avec The Edge, le guitariste de U2. Son premier album The Lion and the Cobra sorti en 1987, est encensé par la critique. Ses influences sont alors Bob Dylan, David Bowie, Bob Marley, Siouxsie and the Banshees et The Pretenders.

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Son second album I Do Not Want What I Haven't Got publié trois ans plus tard en 1990 rencontre un franc succès et devient très vite disque d'or. La chanson Nothing Compares 2 U, plage centrale de l'album, est écrite par Prince et le vidéo-clip est filmé par John Maybury. Ce single devient numéro 1 dans plusieurs pays. En Irlande il atteint la première place en juillet 1990 et y reste pendant onze semaines. Il connaît un succès semblable au Royaume-Uni et en Allemagne. Par la suite, Prince n’aurait pas apprécié une interview de la chanteuse au sujet du ce titre, et ils en seraient venus aux mains.

La même année, elle participe au concert gigantesque The Wall Live in Berlin, organisé par Roger Waters, ancien membre de Pink Floyd et auteur du concept-album The Wall, entièrement rejoué ce soir-là devant 300.000 personnes pour commémorer la chute du mur de Berlin. Sa voix, son look, son engagement politique font d'elle une artiste anticonformiste. En 1991, elle contribue à l'hommage rendu à Elton John en interprétant plusieurs de ses titres. En 1992, elle travaille avec Peter Gabriel. En 1993, elle contribue à la bande originale du film Au nom du père, agencée par U2. En 1994, elle sort un nouvel album Universal Mother (contenant Fire on Babylon). En 1996, elle participe à l'album de Richard Wright (appelé aussi Rick et ancien membre de Pink Floyd) : Broken China sur les morceaux Reaching for the Rail et Breakthrough. En 2000, elle enregistre Faith and Courage, puis reprend les grands classiques des chansons traditionnelles irlandaises en deux CD. Elle décide alors d'annoncer son retrait de la scène musicale pour se consacrer à ses études et notamment à la langue irlandaise.

En 2002, elle prête sa voix sur plusieurs chansons de l'album 100th Window de Massive Attack, ainsi que sur le titre Harbour de l'album 18 de Moby. 

En 2005, elle enregistre un nouvel album de musique reggae à Kingston, aux côtés de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare, dans lequel elle reprend entre autres des titres de Burning Spear, Lee Perry, Peter Tosh ou encore Bob Marley. Véritable surprise, cet opus jamaïcain sera accueilli avec enthousiasme par la critique. Elle sort en 2007 un double album de chansons baptisé Theology.

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En 2012 sort l'album How About I Be Me (And You Be You) ? qui semble être une réalisation où elle parle avec sincérité de l'ensemble de ses enfers, des différents parcours qui l'ont menée dans des comportements risqués. Cet album est accueilli d'une manière favorable par la critique.

Le 23 avril 2015, elle annule sa tournée à la suite de troubles bipolaires. En effet, elle a vécu entre décembre et mars une profonde dépression nerveuse. Malgré les conseils de son médecin, elle avait décidé de maintenir sa tournée.

Engagement politique

Elle est à l'origine de plusieurs scandales en s'opposant à l'Église catholique romaine. Lors d'une performance musicale le 3 octobre 1992 dans l'émission de télévision Saturday Night Live, elle déchire la photo du pape Jean-Paul II. En 1997, elle reçoit des menaces de mort concernant un concert prévu en Israël. Elle n'y joue finalement pas, soucieuse de la sécurité de sa famille. En revanche, la même année, elle donne un concert d'une grande sobriété au Paléo Festival de Nyon.

De même, elle tient quelques propos controversés concernant l'IRA qui lui valent des critiques acerbes. Elle est militante du Sinn Féin.

D'après Wikipédia

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20 juin 2017

LE DRAPEAU IRLANDAIS

Le drapeau national de l'Irlande (en irlandais : An Bhratach Náisiúnta) est d'abord adopté en tant que drapeau national de l'État libre d'Irlande à partir de sa création en 1922. Il est confirmé comme drapeau officiel dans la constitution de décembre 1937.

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L'usage des trois couleurs est attesté depuis 1830, quand des patriotes irlandais fêtent le retour au drapeau tricolore en France après les Trois Glorieuses et s'en inspire. Le drapeau dans sa disposition actuelle est déployé pour la première fois en 1848 par le mouvement Jeune Irlande. Il flotte sur la Poste centrale de Dublin et sur les positions tenues par les troupes républicaines lors du soulèvement de Pâques 1916. Il reste le drapeau officiel quand l'Irlande devient une république en 1949.

Il a été longtemps interdit dans les Six Comtés du Nord, sous souveraineté britannique. Le tricolore est vu par bien des nationalistes comme le drapeau national de toute l'Irlande. Il est donc utilisé (avec controverse) par beaucoup de nationalistes en Irlande du Nord.
 
Les trois couleurs symbolisent respectivement :

  • Vert : couleur emblématique de mouvement catholique de libération nationale, est associée traditionnellement à l'Irlande (The Emerald Isle),
  • Blanc : symbole de paix entre les deux communautés,
  • Orange : commémore pour les protestants la victoire décisive du roi d'Angleterre Guillaume III (issu de la Maison d'Orange-Nassau) que celui-ci remporta le 30 juillet 1690 à la Boyne sur les partisans catholiques de Jacques II.

 

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19 juin 2017

MUCKROSS HOUSE

Muckross House (en irlandais : Theach Mhucrois) est une propriété qui se situe dans le Parc national de Killarney, à 6 km de Killarney dans la comté de Kerry.

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Le manoir conçu par l'architecte écossais William Burn (1789-1870) est construit en 1843 pour le compte de Henry Arthur Herbert, député du comté de Kerry au Parlement du Royaume-Uni et de sa femme, l'aquarelliste Mary Balfour Herbert. Le site retenu est celui de la petite péninsule de Muckross, entre le lac Muckross et celui de Lough Leane.

De style Tudor, il se compose de 65 pièces. De gros travaux d'aménagement sont entrepris dès les années 1850 pour préparer la visite de la reine Victoria en 1861, les Herbert espérant tirer du séjour de la souveraine quelques avantages. Mais les dépenses aggravent les difficultés financières de la famille, qui doit vendre la propriété.

Le manoir est aujourd'hui cogéré en centre touristique par Dύchas The Heritage Service et la société Trustees of Muckross House (Killaney) Ltd. Des visites guidées sont proposées, les écuries ont quant à elles été reconverties en restaurant et magasin de souvenirs.

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L'arboretum et les fermes traditionnelles sont également ouverts au public. Les jardins sont particulièrement réputés pour leur collection de rhododendrons, d'hybrides et d'azalées. Ils se partagent entre jardin en bassins et jardin japonais, sur un affleurement naturel de pierres à chaux. L'arboretum compte de nombreux arbres exotiques et tempérés.

Les vaches paissant dans les prairies du domaine sont de la race du Kerry et représentaient jadis l'élevage principal d'Irlande.
 
Le domaine du Parc national de Killarney est formé à partir de terres de la propriété de Muckross, transmises à l'État en 1932 sous forme de donation par le sénateur Arthur Vincent et ses beaux-parents, M et Mme William Bowers Bourn, en souvenir de leur épouse et fille décédée, Maud. Le parc a ensuite accru son domaine par acquisition de terrains de l'ancien Earl de Kenmare.

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D'après Wikipédia

 

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18 juin 2017

LACS DE KILLARNEY

Les lacs de Killarney est la dénomination d'un ensemble de trois lacs du parc national de Killarney dans le comté de Kerry en Irlande. Il s'agit des lacs de (du nord au sud) :

  • Lough Leane (également appelé Lower Lake) ;
  • Muckross Lake (également appelé Middle Lake) ;
  • Upper Lake.

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Lough Leane

Lough Leane (en irlandais Loch Léin) signifiant Lac de la Connaissance est le plus grand des trois. Son exutoire, le Laune, poursuit sa course vers le nord en passant par Killorglin et se jette dans la baie de Dingle.

Les lacs se situent dans une vallée encaissée, cernée par les massifs de :

  • Carrauntuohil (la plus hautes montagne d'Irlande, culminant à 1039 m) ;
  • Purple Mountain (835 m) ;
  • Mangerton Mountain (838 m) ;
  • Torc Mountain (535 m).

Ladies View est un célèbre point de vue sur les lacs et la vallée, situé le long de la N71 entre Killarney et Kenmare. Quelques sites d'intérêt, tant sur le plan du patrimoine historique, naturel que religieux, se situent dans les environs des lacs. Parmi eux, Ross Castle, l'abbaye de Muckross, Muckross House et l'île d'Innisfallen.

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Upper Lake

La péninsule de Ross Island, à l'est de Lough Leane, renferme les plus anciennes mines de cuivre des Îles Britanniques, connues dès l'âge du bronze il y a 4000 ans. Au cours du XIXe siècle, ces dernières furent exploitées de manière intensive par la famille Herbert, occupant alors la propriété de Muckross House.

Les lacs sont également réputés pour la pêche à la truite.

D'après Wikipédia

 

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17 juin 2017

MON VOYAGE - MAI 2015

En fait... nous voulions aller en Ecosse ! Mais il n'y avait aucun vol direct depuis notre visite, et passer par Paris, quel bazar ! On a donc choisi l'Irlande. Très contents et très enthousiastes aussi, du reste. Un peu peur du temps... mais on sait qu'on ne va pas là-haut pour bronzer, et ça tombe bien car on s'en fiche complètement ! 

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Nous avons décidé de voyager en autonome, réservé des hôtels, loué une voiture. C'est tellement sympa de pouvoir s'arrêter où on veut et quand on veut ; et puis les occasions pour parler avec les gens du pays sont bien plus nombreuses qu'avec des circuits organisés (qui ont cependant leurs avantages aussi). Bref, nous voilà à l'aéroport de Dublin, à 23 heures, cherchant une navette pour aller à notre hôtel. Il ne fait pas chaud du tout, mais nous avons prévu parkas fourrées et pulls !

On aurait aimé faire le tour de l'île mais nous ne disposions que d'une semaine, il fallait se faire une raison, on ne pourrait pas tout voir, loin de là. J'ai donc organisé un petit circuit sur le sud de l'île. Avec une première journée de voiture pour rejoindre la côte ouest, à Galway. Nous faisons une première étape à Athlone, une petite ville à la fois banale et sympathique : le centre minuscule nous donne un premier aperçu de ces fameuses petites maisons colorées dont les Irlandais raffolent. Sous le gris du ciel, ça fait du bien, c'est évident !

Nous visitons l'après-midi, tout près d'Athlone, le vieux monastère de Clonmacnoise, fondé en 544 et qui eut son heure de gloire est aujourd'hui déserté par les moines et en quasi-ruines (restaurations en cours). Les croix celtiques parsèment l'herbe verte... et il pleut à verse. Malgré nos parkas, difficile de faire une véritable découverte, nous renonçons... il faudrait carrément des bottes en caoutchouc et des parapluies anti-vent. Dommage.

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Nous arrivons à Galway toujours sous la pluie... Mais nous allons faire un petit tour en centre-ville, charmant, avec ses pubs style anglais (mais en Irlande, on les appelle des "bars"), ses échoppes rétro, ses petits restaurants. Nous avons cependant prévu de dîner à l'hôtel où je choisis pour ma part une merveilleuse Salade Caesar au poulet. Si l'on veut manger à moindre coût, il faut choisir ce type de plats simples, mais savoureux. Je ferai mes délices de salades Caesar, de bangers and mash (saucisses avec pommes de terre écrasées, plus une sauce brune délicieuse), et de hamburgers... Faute de budget, nous n'avons pas testé la vraie cuisine irlandaise traditionnelle.

Par contre le lendemain matin, nous avons droit au petit déjeuner pantagruélique : haricots, saucisses, tomates, boudin, oeufs brouillés, toasts, jus d'orange, thé ! Et plus si affinités... Mon mari adore ! Moi je n'aime pas manger beaucoup à la fois et je me contente de toasts beurrés... ce qui inquiète beaucoup nos hôtes : "Are you sure ? Don't you want some more ?" !

Direction le Connemara ! Mais avant une petite halte au château d'Aughnanure, une sorte de donjon unique, avec quelques petites dépendances, typique des forteresses médiévales irlandaises. Il ne pleut pas et des rayons de soleil rendent la visite bien agréable. Le gros donjon carré peut normalement se visiter mais pas aujourd'hui, pas de chance !

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Lorsque nous entrons dans le Connemara... c'est une déconvenue, en ce qui me concerne. Lorsqu'on voit l'Irlande à la télé, sur les prospectus, ils vous mettent toujours de l'herbe bien verte, des petits moutons, des murets en pierre, et la mer en arrière-plan. Bien. On vous parle également en large et en travers du Connemara. J'avais donc associé les deux dans mon esprit... et ce champ de cailloux me déçoit beaucoup ! Mon mari me rappelle alors les paroles de la chanson de Sardou : "Terres brûlées au vent, des landes de pierres, autour des lacs, c'est pour les vivants, un peu d'enfer, le Connemara..." Waouh ! Ensuite, en relisant mes guides avec plus d'attention, je constaterai qu'en effet, on n'est pas du tout dans l'image des cartes postales !

Exposée au vent et à l'humidité, c'est une région sauvage, inhospitalière (les Irlandais disent que même les pommes de terre n'y poussent pas), où l'on élève les moutons et exploite la tourbe. Lorsque les Britanniques voulaient dominer l'île, ils envoyaient les récalcitrants dans le Connemara... pour qu'ils crèvent de faim ! Une fois qu'on sait ça, on peut aborder la visite d'un autre oeil... Les paysages sont minéraux, plus verts autour des nombreux lacs. Le vent est glacial, quelques éclaircies nuancent les couleurs du paysage qui changent à une vitesse incroyable. 

Sincèrement, je ne peux pas dire que j'ai réellement aimé. Je suis pourtant avide de paysages désertiques et rudes, dont l'espace et l'étrange beauté m'apaisent. Mais j'ai eu du mal à abandonner l'idée que je m'en étais faite et je n'ai pas réellement pu en apprécier les charmes. Il ne me restera plus qu'à y retourner ! En été peut-être ? Herbes et lichens doivent recouvrir la terre et les roches et donner un peu plus d'allégresse aux paysages.

Nous trouvons un petit village où nous avalons café et chocolat chaud... et je m'achète un bonnet ! On avait pourtant prévu des vêtements chauds, mais j'ai les oreilles rouges de froid ! A noter... ici ça parle beaucoup en gaélique. D'ailleurs tous les panneaux de signalisation sont dans cette langue... sans traduction. Et ça j'adore ! Se sentir perdue, au bout du monde, j'aime bien !

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Retour pour une seconde nuit à Galway, et le lendemain nous partons pour la région du Burren, plus au sud. Lorsque nous allons voir le célèbre dolmen de Poulnabrone, petite marche dans la steppe caillouteuse (le Burren est encore plus rocheux que le Connemara)... il fait gris et très froid : 5° !!! Je suis gelée... et en redescendant de la colline, nous nous arrêtons au premier village où, cette fois, je complète ma tenue avec une grosse écharpe.

Nous nous dirigeons ensuite vers les falaises de Moher, un des lieux les plus touristiques de l'île. L'air se fait plus doux, l'herbe plus verte et plus épaisse, même les moutons ont l'air beaucoup plus heureux. Ils vont et viennent, traversent les routes, voire s'arrêtent en plein milieu pour vous dévisager... C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'on fait chez eux ? Ils sont adorables avec leurs têtes et leurs pattes noires ! Et puis voilà enfin ces fameux petits murs de pierre, très bas, qui délimitent les terres de chacun. On les assemble petit à petit avec un autre avantage : enlever les pierres de la terre arable ! Pas de béton, ni de ciment, bien sûr. Ces petits murets, nous ne les verrons que dans cette région très précise, entre le Burren et Moher.

Nous découvrons donc les célèbres falaises, magnifiques et très hautes. Mais... et oui, il y a encore un mais... je suis bretonne... Et j'ai l'impression d'être à la maison ! La mer, les rochers, l'herbe verte... en fait je ne me sentirai pas "dépaysée" de tout le voyage. D'autant que la langue irlandaise se rapproche du breton... et que dans les magasins on trouve des objets de culture celtique comme chez nous ! J'avais vraiment l'impression d'être dans le Finistère... Il fallait que j'entendre quelqu'un parler pour me dire "Ah oui, on est en Irlande".

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Le lendemain, nous partons visiter le château de Bunratty, construit en 1485. Aujourd'hui propriété du 7e seigneur de Gort et son épouse, il a été entièrement rénové et restauré, et entièrement meublé de pièces du XVe que le couple a chiné dans le monde entier. Magnifique et tellement méritoire (je suis hyper fan de tous ceux qui entretiennent le patrimoine) !

Au pied du château s'étend un "village" reconstitué pour illustrer la vie des gens du XIXe. On peut visiter toutes les petites maisons, le pub, la poste, l'école... un voyage dans le temps très agréable !

Nous nous dirigeons ensuite sur Limerick, troisième ville d'Irlande après Dublin et Cork, sur une île et le long du fleuve Shannon. Sympathique, surtout pour son beau château du XIIIe, celui du roi Jean, bâti sur les fondations d'une forteresse viking. 

Le jour suivant, nous visitons le Rock of Cashel, haut-lieu touristique en Irlande... hélas en travaux. Tant mieux pour lui, tant pis pour nous. C'est un vaste complexe religieux, au sommet d'une colline, comprenant de nombreux bâtiments dont le plus ancien date du XIIe siècle. Il a été mis à sac en 1647 par les protestants britanniques, et sa population (moines et leurs employés) massacrée. Il est depuis resté à l'abandon... d'où les travaux, enfin commencés, pour le restaurer. 

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Nous partons ensuite pour Kilkenny, une petite ville charmante et très animée. Un château magnifique du XIIe siècle. Il est resté la possession de la famille Butler pendant sept siècles mais appartient aujourd'hui à la ville et se visite.

Les paysages se suivent sur notre circuit. Rien de très extraordinaire. Je suis réellement un peu déçue car je ne retrouve pas ce qui nous émerveille tous dans les reportages et les brochures. Ca ressemble vraiment à la campagne de chez nous. Je ne me sens en rien dépaysée. Ne croyez pas que je suis blasée ! Ce n'est pas mon genre. J'ai adoré la gentillesse des habitants et l'histoire du pays, que nous apprenions au fur et à mesure de nos étapes. Mais côté paysages et celtitude, j'avais l'impression d'être en Bretagne. Peut-être n'avions-nous pas choisi les bons endroits, peut-être le nord de l'île est-il plus typique. 

Nous terminons notre périple par Dublin, la capitale, où nous avons passé deux jours et que nous avons adorée !!! C'est une ville qui ne "paie pas de mine" comme on dit, mais qui se révèle au fil des quartiers pleine de charme ! Des maisons en brique rouge, des tas de vieux immeubles du XIXe en style "historiciste" : néo-gothique, néo-renaissance, néo-classique... et le fameux et terriblement attrayant Temple Bar, un petit coin pavé, tout fleuri, qui abrite les principaux pubs (non : bars !) de la ville et où la jeunesse (mais pas que...) vient refaire le monde à partir de 17h00, avec violon et musique traditionnelle. Nous avons visité Trinity College, grande université avec un vieux bâtiment du XVIe de toute beauté (entre autres), l'hôtel de ville, la cathédrale Saint-Patrick, la distillerie de whisky Jameson (avec dégustation s'il vous plaît...). 

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Une grande balade également dans le Jardin botanique, immense, une vraie merveille, proposant toutes sortes de coins et recoins à thème selon les plantes, dont un fantastique mini-Japon. Nous y ferons une découverte : la réelle religiosité des Irlandais, qui n'est pas une légende. Je voyais des petites filles arriver, vêtues comme des mariées, tout en blanc, en tulle, en dentelle, en jupons froufroutants, avec voile et bouquet de fleurs, puis des petits garçons en costume trois-pièces gris... J'ai fini par comprendre : il s'agissait de petits communiants (chez nous, même l'aube, austère, devient rarissime...) ! Et là-bas, on ne rigole pas avec ça ! Après la messe, on vient faire les photos dans le parc, avec toute la famille. J'ai trouvé un "couple" d'enfants (le frère et la soeur) tellement mignons que j'ai demandé aux parents si je pouvais les photographier : ils ont accepté bien sûr, et nous ont expliqué que c'était effectivement un jour très important dans la vie des petits Irlandais. Adorable.

Bien. Je suis consciente qu'au fil de ce texte vous avez deviné une certaine déception. Pas complètement ; mais je m'attendais à ce qu'on vend sur les brochures et ce n'est pas ce que j'ai trouvé. Mais j'aime ces pays océaniques, humides et verdoyants, au origines celtes et vikings comme la Bretagne, la Normandie, la Grande-Bretagne, l'Irlande... je m'y sens bien, je suis dans mon élément (j'y suis née). Mais, par exemple, je trouve l'Angleterre, ou la Normandie, plus typiques !

Je suis cependant persuadée que nous avons loupé quelque chose. Notre itinéraire n'était peut-être pas le bon (d'où l'intérêt parfois des voyages organisés... j'ai essayé de m'en inspirer mais je devais rayer des étapes, car cela nous aurait fait trop de kilomètres). 

En fait, de retour ici, l'Irlande m'est montée à la tête (d'où ce blog), comme si elle me hantait et voulait prendre sa revanche. Elle ne se donne pas si facilement, elle est farouche, et comme je le suis aussi, nous ne nous sommes pas rencontrées... J'adore cette idée !

C'est pourquoi je veux découvrir ses mystères et y retourner un jour ! 

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